Le Yachting de tradition triomphe à Monaco !

14e Monaco Classic Week – La Belle Classe :
le Yachting de tradition triomphe à Monaco !

 

  • Puritan remporte le Trophée de la Monaco Classic Week 2019
  • La renaissance d’Ester récompensée
  • Les grandes goélettes font le show
  • Elena of London, Mariska, Chips, Meerblick of Fun, Cippino II sacrés !


La 14e édition de la Monaco Classic Week – La Belle Classe s’est terminée aujourd’hui en apothéose, lors de la remise des prix, en présence de S.A.S. le Prince Albert II, président du Yacht Club de Monaco.

L’événement organisé tous les deux ans depuis 1994 par le Yacht Club de Monaco a célébré d’éclatante manière cet « art de vivre la mer » appelé Yachting, en réinstallant, sur le devant de la scène, des amoureux des belles coques et des belles voiles, les plus beaux yachts classiques, associés à leurs pendants motorisés, les sublimes canots automobiles.

 

En plus du sport, c’est bien un esprit festif et social, une tradition et une étiquette que la Monaco Classic Week, biennale unique en son genre, magnifie avec panache, en collaboration avec Rolex et Credit Suisse. Et les vainqueurs sur l’eau partageaient aujourd’hui, tous les hommages avec la goélette Puritan (1930), vainqueur du Trophée Monaco Classic Week, qui récompense l’unité la plus élégante et la mieux restaurée. Le lauréat 2019 du Prix de la Restauration, est très justement attribué à Ester, le petit côtre aurique suédois miraculé et de retour sur les plans d’eau, après 75 années passées par 52 mètres de fond.

 

Plus de 100 unités classiques, à voile et à moteur, dont une flotte exceptionnelle de 7 immenses goélettes de la International Schooner Association, étaient ainsi réunies dans la YCM Marina. 800 marins, armateurs, propriétaires et skippers, venus de 26 pays en assuraient les manœuvres pour proposer, sur terre comme sur mer, un spectacle rare et éblouissant d’élégance. Une semaine hors du temps, revigorée au cœur des années trente, et largement inspirée des ambiances américaines d’un yachting triomphant. Tous reviendront, c’est promis, du 15 au 19 septembre 2021 pour la prochaine édition.

Ode à l’Amérique

C’est bien l’Amérique, si prolixe au milieu du siècle dernier en matière non seulement de yachts de course, mais aussi de canots à moteur, qui était cette semaine à l’honneur, à travers ses architectes emblématiques, Nathanael Herreshoff ou John Alden, ses canots motorisés en acajou, Chris Craft, mais aussi ses Yachts Clubs chargés d’histoires et de traditions, comme le Manhattan Yacht Club, embarqué pour le clin d’œil historique à bord de French Kiss, son vainqueur lors de la Coupe de l’America 1987, et le Nantucket Yacht Club dont les membres naviguaient sur Comet. Invité exceptionnel, parfaitement dans le ton de la thématique de cette édition exceptionnelle, le grand yacht à vapeur de 79 mètres, le SS Delphine, lancé en 1921 par la famille Dodge, a ravi curieux et visiteurs par ses lignes inaltérables à l’incontestable charme désuet.

Parmi les nouveaux venus de la Monaco Classic Week : Atlantic, la célèbre goélette de 66 mètres du New York Yacht Club qui avait établi en 1905 le meilleur temps sur la traversée de l’océan Atlantique, en 12 jours, 4 heures 1 min et 19 secondes. Il faudra attendre le 1er août 1980 pour que Eric Tabarly améliore ce temps de référence sur ce parcours de 2 925 milles.

 

 

Puritan, vainqueur du Trophée Monaco Classic Week !

La grande goélette aurique signée John Alden, Puritan (1930) remporte la Monaco Classic Week 2019, après délibération des jurys du concours de l’élégance et de la Restauration. Puritan succède à Viola, le plan Fife de 1908 vainqueur lors de la précédente édition en 2017. Pureté des lignes, harmonie des volumes, combinées à une maintenance sans faille du voilier dans ses qualités d’origine auront séduit le jury d’élégance, présidé par S.A.R La Princesse Beatriz de Orléans-Bourbon, avec notamment à ses côtés S.A.R. la Princesse Camilla de Bourbon des deux Siciles, le Peintre de Marine P.G. Marc Berthier et des experts et historiens du Yachting.

 

A Ester, le prix de la Restauration

Ester à Monaco, c’est l’histoire d’une exceptionnelle résurrection d’un cotre aurique en son temps révolutionnaire à bien des égards. C’est en 1901 que le Suédois Gunnar Hellgren reçoit mission de dessiner un voilier capable de gagner la Tivoli Cup. Le résultat de ses cogitations est à la fois unique par ses nombreuses innovations, et magnifique d’élégance. Une décennie de succès fracassants va venir couronner un bateau loué par certain comme le plus beau voilier au monde ! Ester disparait des radars après 1915, pour ne réapparaitre qu’en 1935. Elle brille encore à Ulvoen en 1937, avant de connaitre la plus dramatique des destins. Un feu se déclare à bord fin 1937. Le voilier endommagé est remorqué vers Ornskoldsvik, mais coule devant Normanön. Ce n’est qu’en 2012 que le Suédois Per Hellgren réussit à localiser l’épave au sonar. Bo Ericsson entre alors dans la danse. Habitant de Gullvicksfjarden, proche de Noemanön, il se prend d’une inextinguible passion pour cette histoire, et n’aura de cesse de consacrer temps, passion et argent jusqu’au moment chargé d’émotion où Ester émergera des flots en 2016. Débute une incroyable histoire de reconstruction, dont l’éclatant résultat mérite grandement ce Prix de la Restauration

 

« Je m’étais dit en 2012 quelle émotion ce serait de faire naviguer Ester à la Monaco Classic Week. 7 ans après, ce rêve est devenu réalité. » explique très ému Bo Ericsson, l’un des propriétaires du bateau lors de la remise des prix. « Nous avons réuni autour de cette rénovation la crème des techniciens internationaux, pour la coque, les membrures, le gréement, les voiles. Bien sûr, une grande partie du bateau a dû être reconstruite en pin de Suède et en épicéa. Mais grâce à une documentation très précise retrouvée en Suède, nous avons suivi à la lettre les détails de la construction originale. Cela a été une aventure fantastique. Le résultat dépasse nos espérances les plus folles… ».

 

Le prix de l’élégance pour les canots à moteur a été décerné à Miss Nancy, tandis que le cotre aurique de 1905 Oriole (Herreshoff), recevait le prix d’élégance chez les voiliers. Le coup de coeur du jury est cette année, allé au yawl Bermudien de 1938 Mariella (Mylne), séduit par la personnalité et la passion de son armateur Carlo Falcone.

Dinghy 12, une affaire italienne

Sans surprises, les italiens, grands maitres de la série, et fort de l’expérience d’une flotte qui compte plus de 400 unités, s’imposent à Monaco. Ainsi Aldo Samele sur son Canarino Feroce s’est-il montré à son avantage, devançant ses deux compatriotes Vito Moschioni (Claudia) et Federico Pilo Pais (Blu Amnesia).

 

 

 

Grandes goélettes auriques, sloops, bermudiens ou auriques, houari et métriques, la crème de la voile classique naviguait cette semaine à Monaco. En voici les lauréats :

Joutes à couteaux tirés, comme à l’accoutumée entre les historiques rivaux du groupe des Epoque Aurique, Viola et Chips. Ce dernier, plan Burgess de 1913, l’emporte, reléguant Oriole à la troisième place du podium.

 

Domination sans partage chez les Epoque Marconi, du plan German Frers Cippino II à Daniel Sieleki, Vice-Commodore du Yacht Club de Punta del Este, crédité de deux victoires. Les deux plans Olin Stephens Skylark of 1937 et Blitzen (1938) complètent le trio gagnant.

 

Chez les Classiques Marconi, forts cette année de 18 unités, c’est Meerblick of fun 1957 (Johnson) qui l’emporte, devant Resolute of Salmon et Encounter (Frers 1976).

La grande goélette Elena of London a régné sur le spectaculaire groupe des « Big Boats », devançant la goélette signée Mylne, Naema, et le cotre aurique Moonbeam of Fife. Elle s’octroie au passage le Trophée Magnum.

Les Classes métriques ont également fait le spectacle à Monaco. On notera les succès de Mecara chez les 6 m JI, Mirabella chez les 8 m JI et Mariska chez les 15 m JI.

 

C’était à la Monaco Classic Week :

Franck Cammas, le skipper du trimaran Ultim Gitana 17 était de passage à Monaco : « Je suis naturellement sensible à l’esthétisme des bateaux. Naviguer sur ces bateaux Classiques révèle une certaine magie, qui ne vient certes pas de la vitesse mais de sensations, d’odeur même très particulières. Quand on a le goût de la mer, la beauté est importante. Techniquement, quand on hésite sur des choix, on prend le plus joli, et généralement, ça marche. Un bateau joli, c’est un bateau qui va vite ! Et inversement, un bateau qui va vite devient beau. L’esthétisme est moins important aujourd’hui dans l’élaboration de nos bateaux, mais il ne faut jamais oublier nos traditions. Je suis originaire d’Aix, et je suis toujours heureux de revenir dans le sud. Monaco a une vraie tradition de régates, avec sa Primo Cup que je disputais il y a quelques temps ».

 

Les dessous de la Coupe de l’America des folles années du début du XXème siècle.

Noëlle Duck et William Collier ont concocté une exposition tout à fait originale et particulièrement informative sur l’architecte naval Ecossais George Lennox Watson, le perdant magnifique de quatre campagnes pour la Coupe de l’America au tournant du 19ème siècle. Composée de 8 grands panneaux recto-verso, l’exposition narre par le menu les efforts titanesques et parfois désespérés déployés par ce grand architecte pour rivaliser avec ses adversaires designers, au premier rang desquels l’immense Nathanael Herreshoff, mais aussi Edward Burgess. Noëlle Duck s’est appuyée sur les fonds d’archives de la société GL Watson et Cy pour illustrer et enrichir cette expo pleine de révélations et d’étonnants éclairages. L’espionnage industriel semblait monnaie courante à l’époque, et George Watson y recourait volontiers pour observer les formes et volumes des créations de ses adversaires encore en chantier ! L’exposition s’en fait largement écho, révélant de surprenants clichés vieux de plus de 120 ans et souvent inédits.

 

Press contact: Yacht Club de Monaco – Tel: +377 93 10 64 09 – Email: presse@ycm.org

Copyright-free photos and video footage available on request

 

 

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Passion Dinghy!

« Plus de 400 Dinghies 12 naviguent en Italie! » Alessandro Pedone, sociétaire du Yacht Club de Monaco est tombé amoureux du petit plan Cockshott il y seulement 3 ans et la passion dévorante ne le quitte plus. Armé de sa seule grand voile façon houari à pic, le petit day boat de 3,60 m offre à ses yeux tous les ingrédients du plaisir de la régate, réactivité à la barre, finesse des réglages, et cette monotypie qui met à armes égales les coques en bois et celles, plus récentes, construites en composite. « Toutes les stars du Laser, Flying Dutchman ou J 24 viennent s’essayer au Dinghy» explique Alessandro, «  et toute leur immense expérience ne suffit pas à leur garantir la victoire. » Le bateau semble en effet redistribuer les cartes du talent. « Une alchimie doit se créer entre le barreur -régleur et le bateau, quelles que soient les conditions de vent ou de mer. Naviguer dans les petits airs devient alors un exercice aussi prisé que la brise, tant le bateau réagit aux impulsions des vagues et aux moindres ridées. » 12 unités colorées à souhait naviguent à partir d’aujourd’hui dans le cadre de la Monaco Classic Week, sur un rond dédié à l’est du port.

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A vos fourneaux!

L’art de vivre, savoir profiter de tous les bonheurs en mer… autant d’axiomes que la Monaco Classic Week met à l’honneur, en proposant notamment à tous les équipages de voiliers classiques un challenge quelque peu inhabituel, et pourtant bien ancré dans la tradition des gens de mer, celui de l’art culinaire. C’est le chef du restaurant « 1909 » du Yacht Club de Monaco, Thierry Thiercelin, qui préside à cette belle et originale idée ; chaque voilier se voit remettre le matin un panier de victuailles, accompagné d’un bouteille de champagne Moët & Chandon Brut Impérial, avec obligation de réaliser deux plats, sur la thématique chère à cette 14 ème édition, celui de l’Amérique.

Thierry Thiercelin a ainsi proposé pour cette journée de jeudi aux différents responsables de la cambuse, un plat principal à base de homard, herbes fines, pâtes et maïs, à réaliser chaud ou froid, et un « carrot cake », avec fruits rouges, mascapone et cognac! Dès le retour des voiliers au port, le chef monégasque conduira un jury chargé d’évaluer la qualités des mets concoctés en mer. « Le seul véritable critère est le plaisir » affirme t’il ; « Plaisir de cuisiner, et plaisir gustatif! » Les trente motor yachts, Riva et Chris Craft engagé ce matin dans une épreuve de régularité, se sont aussi vu proposer un picnic maritime. Ils recevaient à leur embarquement des mains de Thierry Thiercelin un panier garni de salades mozzarelle, salade de pâtes, fruits frais arrosés de vin rosé…

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La Monaco Classic Week 14ème du nom est lancée!

La Monaco Classic Week 14e du nom est lancée !

 

73 des plus beaux yachts Classiques       

L’Art de vivre la mer, à la voile comme au moteur…

…A terre comme sur mer…

 

 

Départ en fanfare, et ce n’est pas une vue de l’esprit, de la 14e édition de la Monaco Classic Week. La musique des équipages de la flotte a donné le ton lors de l’inauguration placée sous le signe de l’amitié Américano-Monégasque, au terme d’une journée estivale à souhait, qui aura vu une grande partie des voiliers classiques tirer leurs premiers bords au large de Cap d’Ail. La YCM Marina et le port Hercule de Monaco, se sont parés -jusqu’à dimanche- des atours les plus représentatifs de l’âge d’or non seulement des grands voiliers classiques, mais aussi des rutilants canots à moteur qui s’afficheront toute la semaine dans le sillage des voiles auriques et bermudiennes. A Monaco, le yachting resplendit décidément dans toutes ses composantes, des précieux dinghies, petits dériveurs de 3,60 m, série olympique en 1920, aux grandes goélettes, en intégrant toutes les classes métriques.

 

 

Cuivres et bois précieux… 130 unités à admirer à quai comme sur l’eau

Unique en son genre, la Monaco Classic Week est le seul rassemblement où sont invités à la fois des voiliers classiques, des canots automobiles anciens et des motor-yachts d’époque. Ce sont près de 130 unités qui sont réunies jusqu’à dimanche dans l’écrin du port de Monaco, dont 73 voiliers de tradition et métriques, ainsi qu’une trentaine de canots à moteur, avec les célèbres Riva, et une flotte de Chris Craft, ces bateaux iconiques des lacs américains. Un seul mot d’ordre, faire revivre et reconnaitre l’esprit qui a présidé, des décennies durant, à l’art de vivre la mer, de célébrer les bateaux et la convivialité des hommes et des femmes de mer, des rivages méditerranéens aux froides eaux de Manche et d’Atlantique Nord, tout au long du siècle dernier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Manhattan Yacht Club sur French Kiss

Amusant clin d’oeil de l’histoire, le Manhattan Yacht Club, armateur en 1987 d’America 2, le voilier défait par les Français en quart de finale de la Coupe de l’America à Fremantle en Australie, a souhaité naviguer à Monaco à bord de son vainqueur, le 12 M JI French Kiss, avec Marc Pajot à la barre. Michael Fortenbaugh, Vice-Commodore du Manhattan Yacht Club se réjouit qu’un tel échange culturel se réalise à Monaco, « qui détient », selon ses dire, « le plus beau Yacht Club au monde… ».

 

A noter que les classes métriques, issues de la Jauge Internationale de 1906, sont présentes en nombre à Monaco : 6 M JI, 8 M JI, 12 M JI, et 15 M JI, dont  Tuiga, le yacht emblématique du Yacht Club de Monaco, qui fête ses 110 ans cette année. Les 12 M JI seront représentés par La Spina, un chef d’oeuvre d’architecture et d’aménagement italien, et donc, French Kiss, à peine sorti de chantier de remise en état.

 

Et à vapeur aussi !

Le SS Delphine est un yacht à vapeur construit en 1921 pour Horace Dodge, cofondateur de la célèbre marque automobile Dodge. Delphine est l’un des derniers yachts à vapeur encore en service. Le yacht est lancé le 2 avril 1921, portant le prénom de la fille d’Horace Dodge. D’une longueur de 75 mètres, de tous les grands yachts à vapeur américains construits entre 1893 et 1930, il est le seul encore en activité à être resté dans sa configuration originale dont ses machines à vapeur d’origine2.

Le Delphine prend feu et coule à New York en 1926. Il est renfloué et restauré. Il est réquisitionné dans le cadre d l’effort de guerre par l’US Navy en janvier 1942 et rebaptisé USS Dauntless (PG61), pour accueillir l’amiral Ernest King, commandant en chef de la flotte américaine et chef des opérations navales.

 

Schooner of the year Trophy Act 2!

L’International Schooner Association a choisi Monaco, après Capri, pour son second rassemblement, les Schooner Cup Series. Une dizaine de goélettes, dont Invader (1905), Puritan (1930), ou Elena of London 2009 (réplique de 1910), vont poursuivre leurs joutes en vue de la conquête du Schooner of the year Trophy. Mariette, (Herreshoff 1915), s’était imposé à Capri devant Naema, le Spirit of Mylne de 2006, bien décidé à s’imposer dans cet Act 2 à Monaco.

 

 

Le village de la Monaco Classic Week ouvert au public.

Situé sur le Quai de l’Hirondelle, au cœur de la YCM Marina et face au spectacle des yachts de la Monaco Classic Week, le Village de la Monaco Classic Week est ouvert tous les jours de 9h00 à 21h00. Il réunit une vingtaine d’exposants : artisans, antiquaires, artistes peintres, sculpteurs, photographes… A noter que pour suivre les épreuves « aux premières loges », le Yacht Club de Monaco ouvre ses ponts au public : Espace de la piscine (pont 2) et Regatta deck (pont 6).

 

 

Des chefs à bord !

Parfaitement dans le respect d’un certain art de vivre, le concours des chefs propose cette année aux équipages de tous les types de bateaux, professionnels ou non, de démontrer leur créativité sur une partition culinaire imposée, jouant des accords entre mets et champagne.

Demain jeudi, dès 9 heures, les voiliers se verront remettre les paniers contenant les ingrédients à utiliser. Ils auront toute la journée pour cuisiner à bord les plats, avant d’être présentés sur le quai au jury composé de grands chefs.

 

Programme prévisionnel (sous réserve de modification)

 

Jeudi 12 septembre
9h00-18h00    Inspections du Jury technique de la « Belle Classe Restauration »
9h00-10h00    Concours des Chefs (distribution des paniers sur les quais)
11h00              Régate des voiliers métriques (6 M JI, 8 M JI, 12 M JI et 15 M JI)
11h00              Régate des voiliers de tradition (parcours côtier)
11h00              Epreuve de régularité des canots automobiles
12h30              Pique-nique en mer des canots automobiles
17h00-19h00   Concours des Chefs (présentation des plats sur les quais)

Vendredi 13 septembre

9h00-18h00    Inspections du Jury technique de la « Belle Classe Restauration »

11h00              Régate des voiliers métriques et des dinghies 12’

11h00              Régate des voiliers de tradition (parcours côtier)

11h00              Course de manœuvrabilité des canots automobiles

Samedi 14 septembre 

9h00-18h00    Inspections du Jury technique de la « Belle Classe Restauration »
10h00              Concours d’élégance des voiliers de tradition
11h00              Régate des voiliers de tradition (parcours côtier)
11h00              Régate des voiliers métriques et des dinghies 12’
14h30              Concours d’élégance des canots automobiles

Dimanche 15 septembre

12h00              Remise des Prix (sur invitation)

 


Contact Presse : Yacht Club de Monaco
Tél : +377 93 10 64 09E-mail : presse@ycm.org

Photos et images vidéo libres de droit, disponibles sur demande
Embarquement presse limité, sur accréditation et réservation

 

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Hommage au yachting américain, qui, de 1851 à 1973 a dominé la scène internationale

14e Monaco Classic Week – La Belle Classe : Stars and Stripes forever!

Le Yacht Club de Monaco, cette année, a décidé de prendre l’accent américain : c’est au son des célèbres Marches Américaines de Sousa que la Musique des Equipage de la Flotte ouvrira en fanfare le rendez-vous biennal qui réunit la fine fleur du yachting classique.

Unique en son genre, c’est le seul rassemblement où sont invités à la fois des voiliers classiques, des canots automobiles anciens et des motor-yachts d’époque. Ce sont près de 130 unités qui seront réunies dont 74 voiliers de tradition et métriques, ainsi qu’une trentaine de canots à moteur, représentés par les Riva, emblèmes méditerranéens, et pour les Etats-Unis par une flotte de Chris Craft, icônes des lacs américains.

 

A noter également la participation pour la première fois de la goélette à trois-mâts Atlantic 2010 (réplique de 1903), emmenée par Charlie Barr qui avait établi en 1905 le meilleur temps sur la traversée de l’océan Atlantique ainsi que le retour en Principauté du SS Delphine (1921), un Steam Ship de 79 mètres, construit pour l’épouse du constructeur automobile Dodge. C’est à son bord, dit-on, que les trois maîtres du monde, Staline, Roosevelt et Churchill auraient préparé les accords de Yalta, en 1945.

 

 

‘BORN IN THE USA’ 

 

Dans le Port Hercule, sur les quais, au sein même du Yacht Club, on fêtera les stars du yachting américain, héros de la Côte Est, territoire du New York Yacht Club, dont les membres ont écrit cette formidable saga. A travers leurs créations, on retrouvera ses concepteurs, les Starling Burgess, Nat. Herreshoff, John G. Alden, leurs prestigieux et prolifiques successeurs, Olin Stephens et son complice Roderick Sparkman, Dick Carter, dont les clients s’appelaient Vanderbilt, Rockfeller, Pierpont Morgan, Gorbes, John Kennedy, qui, tous, ont fait vivre cette activité.

Le yachting, qui, à l’instar de la Coupe America, bien plus qu’un simple jeu, participe à la fois de la créativité, de l’industrie, et du sport de haut niveau. Mais aussi de la rivalité économique. Quel moyen plus efficace et plus subtil pour conquérir le marché américain, que la notoriété d’un thé ou d’un stylo à bille jetable, ont pensé Thomas Lipton, pas encore anobli, et Marcel Bich, près d’un siècle plus tard.

Avec le gigantisme américain, c’est le yachting à son plus haut niveau qui s’est développé au pays des Yankees, venus battre les Anglais sur leur propre terrain, à Cowes, devant la Reine Victoria, un jour de juin 1851. Les vaincus voulaient leur revanche. Les vainqueurs acceptèrent de les recevoir dans leurs eaux, et le défi prit le nom de la célèbre goélette de 1851, America, dont une réplique fidèle sera amarrée dans la Marina du Yacht Club.

 

Ces architectes, inspirés au début par les grandes goélettes de pêche du Maine, innovèrent très vite pour résister aux assauts des plus beaux yachts britanniques, conçus par Watson, Fife, Mylne… En même temps que les membres du New York Yacht Club se faisaient construire des monotypes de plus en plus grands, jusqu’à 70 pieds pour régater entre eux, tandis que d’autres, moins fortunés peut-être, mais tout aussi passionnés, allaient, de record de l’Atlantique en Fastnet, faire retentir l’hymne américain. Et ils construisaient solides, puisque plus d’une vingtaine d’entre eux, sur les 70 voiliers présents à Monaco, montreront qu’ils n’ont rien perdu de leur verve : Oriole (NY 30, 1905), Chips (P-Class, 1013), Rabbit, vainqueur en temps réel toutes classes du Fastnet de 1965, et bien d’autres, seront présents à la Monaco Classic Week.

 

 

LES NOUVEAUTÉS :

 

SUR L’EAU

Cette année, les classes métriques, nées après la création de la Jauge Internationale de 1906, sont invitées à Monaco : 6 M JI, 8 M JI, 12 M JI, et 15 M JI, dont fait partie Tuiga, le yacht emblématique du Yacht Club de Monaco, 110 ans cette année. L’occasion de voir régater ce qui s’est fait de mieux en régate, preuve en est la bonne santé des classes de 6 Mètre et de 8 Mètre. Les 12 M JI seront représentés par La Spina, un chef d’œuvre d’architecture et d’aménagement italien, et par un revenant, French Kiss, à peine sorti de chantier de remise en état, qui en 1987, mené par Marc Pajot, réalisait la meilleure performance à ce jour d’un bateau français dans la Coupe, à savoir parvenir aux demi-finales des Challengers à Perth.

L’International Schooner Association a choisi Monaco, après Capri, pour le second rassemblement de sa jeune histoire, les Schooner Cup Series. Une dizaine de goélettes, dont Invader (1905), Puritan (1930), ou Elena of London 2009 (réplique de 1910), redonneront au quai un aspect historique, quand elles venaient hiverner et assister au printemps, aux Meetings de Canots Automobiles.

 

 

Parmi les nouveaux venus de la Monaco Classic Week : Atlantic, la célèbre goélette du New York Yacht Club qui avait établi en 1905 le meilleur temps sur la traversée de l’océan Atlantique, en 12 jours, 4 heures 1 min et 19 secondes. Reconstruit sous la direction de Ed Kastelein, spécialiste des rééditions de voiliers célèbres, Atlantic, avec ses 66 mètres, est une réplique à l’identique de la goélette à trois mâts que Charlie Barr avait commandée pour courir la Kaiser’s Cup de mai 1905. Il faudra attendre le 1er août 1980 pour que Eric Tabarly améliore ce temps de référence sur ce parcours de 2 925 milles.

Aux côtés de ces flottes prestigieuses, on retrouvera les Dinghies 12’, petits dériveurs, véritables bijoux de bois verni et d’accastillage rutilant, essaim d’une vingtaine de papillons virevoltant dans la baie.

 

A TERRE

 

Rappelons que les quais sont accessibles au public, qui pourra profiter du Village de la Monaco Classic Week, constitué d’une vingtaine d’exposants, tous liés au yachting classique : chantiers et maîtres voiliers, créateurs, peintres de marine, sculpteurs, photographes, et où l’on retrouvera le thème américain.

A deux pas du village, devant le Club House du Y.C.M., une exposition inédite G.L. Watson et la Coupe de l’America comblera les amateurs de yachts classiques, qui découvriront, pour la première fois de ce côté-ci de l’Atlantique, les premiers bateaux qui disputèrent la Coupe de l’America, et instaurèrent la suprématie du yachting américain. Cette exposition installée sur le quai Louis II présente des photos inédites du fonds de l’Ecossais George Lennox Watson, l’architecte naval malheureux de quatre Challengers britanniques, dont un Shamrock pour Sir Thomas Lipton. Précurseur de l’espionnage industriel, il se procurait des photos des bateaux américains en régate ou au chantier, à chaque édition de la Coupe pour les étudier. Une collection unique et historiquement importante, mise à la disposition du Yacht Club par la société G.L.Watson, de Liverpool.

 

 

Spectacle accessible à tous !

Régates, courses de régularité, épreuve de manœuvrabilité ou concours d’élégance – présidé par S.A.R. la Princesse Beatriz de Orléans-Borbón, en présence de S.A.R. la Princesse Camilla de Bourbon des Deux-Siciles…, seront autant de temps forts qui viendront animer le plan d’eau monégasque, tandis qu’à terre les chefs des voiliers de tradition rivaliseront d’originalité et de créativité lors de la compétition culinaire organisée sur les quais. Des épreuves visibles depuis les ponts du Yacht Club de Monaco et de tous les points de vue surplombant le plan d’eau monégasque. Une semaine hors du temps, pour revivre cette passion qui animait déjà les yachtmen, il y a plus d’un siècle, et qui continue de motiver ceux qui retrouvent, restaurent, entretiennent et font naviguer ces témoins inestimables du patrimoine maritime.

 

 

Programme prévisionnel (sous réserve de modification)

 

Lundi 9 septembre & Mardi 10 septembre

11h00              Départ du Trofeo Riviera, une course de liaison entre Imperia et Monaco

Mardi 10 septembre

18h30              Avant-première Ciné-conférence MONACO et la MER (Ballroom)

Réservée aux membres du YCM et aux participants de la Monaco Classic Week

Mercredi 11 septembre

11h00              Régate des voiliers métriques (6 M JI, 8 M JI, 12 M JI et 15 M JI)
11h00              Régate des voiliers de tradition (parcours côtier)

19h00              Cocktail « A la rencontre de la Monaco Classic Week » (sur invitation)

avec une ‘aubade américaine’ par la Musique des Equipages de la Flotte

Jeudi 12 septembre
9h00-18h00    Inspections du Jury technique de la « Belle Classe Restauration »
9h00-10h00    Concours des Chefs (distribution des paniers sur les quais)
11h00              Régate des voiliers métriques (6 M JI, 8 M JI, 12 M JI et 15 M JI)
11h00              Régate des voiliers de tradition (parcours côtier)
11h00              Epreuve de régularité des canots automobiles
12h30              Pique-nique en mer des canots automobiles
17h00-19h00  Concours des Chefs (présentation des plats sur les quais
20h00              Soirée des équipages (sur invitation)

Vendredi 13 septembre

9h00-18h00    Inspections du Jury technique de la « Belle Classe Restauration »

11h00              Régate des voiliers métriques et des dinghies 12’

11h00              Régate des voiliers de tradition (parcours côtier)

11h00              Course de manœuvrabilité des canots automobiles

20h30              Soirée « La Belle Classe » (tenue de yachtman, sur invitation par Moët Hennessy)

Samedi 14 septembre 

9h00-18h00    Inspections du Jury technique de la « Belle Classe Restauration »
10h00              Concours d’élégance des voiliers de tradition
11h00              Régate des voiliers de tradition (parcours côtier)
11h00              Régate des voiliers métriques et des dinghies 12’
14h30              Concours d’élégance des canots automobiles
20h00              Nuit Américaine (tenue Gatsby le Magnifique – ambiance américaine, sur invitation)

Dimanche 15 septembre

12h00              Remise des Prix (sur invitation)

 

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Atlantic, la goélette de tous les records…

Parmi les nouveaux venus de la Monaco Classic Week : Atlantic, qui avait établi en 1905 le meilleur temps sur la traversée de l’océan, en 12 jours et 4 heures. Reconstruit sous la direction de Ed Kastelein, Atlantic, avec ses 64,50 mètres de longueur hors tout, est une réplique à

l’identique de la goélette à trois mâts que Charlie Barr avait commandé pour la Kaiser’s Cup de mai 1905. Dessiné par William Gardner, le bateau avait été construit par Townsend et Downey (New York) et mis à l’eau le 28 juillet 1903. À l’occasion d’une course initiée par Guillaume II,

empereur d’Allemagne, le temps de référence sur la traversée de l’Atlantique entre Sandy Hook et le cap Lizard est établi. Le capitaine écossais et ses cinquante hommes d’équipage, n’avaient pas franchement levé le pied, établissant même la plus grande distance jamais parcourue à la voile avec 341 milles en 24h, le 24 mai 1905. Il faudra attendre le 1er août 1980 pour qu’un certain Eric Tabarly améliore ce temps de référence sur ce parcours de 2 925 milles.

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SS Delphine : le dernier grand yacht à vapeur

Reconnaissable à son étrave inversée, à la finesse de ses lignes (78,50 m de long pour 10,83 m de large)et équipé de trois chaudières qui font tourner deux moteurs à quadruple expansion de 1500 chevaux, SS Delphine est le dernier yacht à vapeur encore en activité, qui est resté dans sa configuration originale. Il est commandé par le magnat de l’automobile américain Horace E. Dodge et lancé sous le prénom de sa fille en 1921 à River Rouge, près de Detroit (Michigan). En 1926, il prend feu et coule à New York, mais est entièrement restauré. Il emmène le milliardaire et sa famille sur les Grands Lacs, le long de la côte Est, aux Caraïbes, à Hawaï et dans les îles du Pacifique. Mais quand survient la Seconde Guerre mondiale, le bateau est réquisitionné en 1942 par l’US Navy. Armé de canons et rebaptisé USS Dauntless, il devient le navire-amiral de l’amiral Ernest J. King, chef $ suprême des opérations navales. C’est durant cette période qu’il devient the place to be, recevant à son bord le président des États-Unis Franklin D. Roosevelt et le premier ministre britannique Sir Winston Churchill. Il se dit même que la partie occidentale des accords de Yalta aurait été

négociée dans le confort feutré de ses salons… A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, Anna Dodge, veuve d’Horace Dodge, rachète le yacht et celui-ci se voit réaménager pour un usage  civil. De ce fait, il reprend son nom d’origine Delphine. En 1997, un homme d’affaires belge en fait l’acquisition. Sa fille Ineke procède avec passion à sa restauration complète, dans la configuration d’origine de 1921, incluant le décor intérieur et les machines à vapeur. C’est en 2003 à l’occasion de la Monaco Classic Week, que le bateau est à nouveau baptisé, avec pour marraine, S.A.S. la Princesse Stéphanie de Monaco.

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Un rêve américain

Du 11 au 15 septembre 2019, le Yacht Club de Monaco organisera la 14e édition de la Monaco Classic Week – La Belle Classe.

Cette biennale, qui est le premier rassemblement au monde à mettre à l’honneur des unités à voile et à moteur, témoigne de l’attachement indéfectible du Yacht Club de Monaco au patrimoine maritime naviguant. Faisant écho aux premiers meetings de canots automobiles de 1904, cet évènement est le seul à rassembler les plus beaux voiliers de tradition, avec des motor-yachts d’époque et des canots automobiles anciens, auxquels s’ajoutent depuis quatre éditions, une flotte de Dinghies 12’.

 

Cette année, la Monaco Classic Week, qui a choisi le thème de l’Amérique, mettra en valeur et rendra hommage aux yachts construits aux Etats-Unis et à leurs architectes.

Depuis sa création en 1994, la Monaco Classic Week-La Belle Classe est l’un des évènements les plus importants du yachting classique en Méditerranée. Vingt-cinq ans après la première édition, durant près d’une semaine, la Principauté recevra les plus beaux yachts de l’époque classique naviguant encore, dessinés par des architectes célèbres, comme Nathaniel Herreshoff, John Alden et Olin Stephens, construits dans des chantiers fameux, Chris-Craft, Garwood, Hacker-Craft. La 14e édition est dédiée aux Etats-Unis, l’un des pays préférés de S.A.S. le Prince Souverain Albert II. Un ‘Village Américain’ commémorera le patrimoine maritime du pays qui a tant contribué au développement du yachting à travers le monde entier. 70 yachts sélectionnés sont attendus (sur invitation) pour des régates, des parades et des concours d’élégance.

 

Place à la régate !

Parmi les nouveautés de cette édition 2019, la présence des classes métriques de la jauge Internationale. Cette flotte date de la mise en place de la jauge, en 1906, et a remporté de nombreux titres olympiques et d’innombrables régates internationales.

Les quatre 15 M JI survivants de cette époque, tous signés William Fife, et tous des côtres auriques, seront également de la fête pour célébrer les 110 ans du lancement de Tuiga, le vaisseau amiral du Yacht Club de Monaco et de son sister-ship Hispania, construit pour le roi d’Espagne également en 1909.
Quelques goélettes, dont Puritan (1931) et Orianda (1937), membres de l’International Schooner Association, participeront à ce deuxième rassemblement de leur circuit 2019. De nombreuses autres flottes seront présentes, comme celle des Dinghy 12’, un one design conçu par Georges Cockshott en 1913, des Rivas et des Chris-Craft américains en bois venus des Etats-Unis.

 

Spectacle accessible à tous !

Régates, courses de régularité ou de vitesse (…) seront autant de temps forts qui viendront animer le plan d’eau monégasque. Des épreuves visibles depuis les ponts du Yacht Club de Monaco et de tous les points de vue surplombant le plan d’eau monégasque.

Après les compétitions en mer, les épreuves se poursuivront également à terre, à l’instar du prix de « La Belle Classe Restauration », dont la vocation est de préserver et valoriser le patrimoine maritime ou du Concours des Chefs, une épreuve culinaire originale qui permet de mettre en exergue la créativité des équipages devant associer mets et champagne. Le bonheur des papilles se conjuguera au plaisir des yeux avec le Concours d’élégance qui verra défiler l’ensemble des bateaux devant un jury composé d’artistes et de personnalités. Celui-ci aura la difficile tâche de départager les lignes des navires, la tenue des équipages et le respect de l’étiquette navale.

 

Rendez-vous le long des quais pour un embarquement hors du temps !

 

 

Avis aux armateurs de yachts de tradition !

 

Chaque armateurs de yachts d’époque ou classique peut demander à participer en ligne sur le site dédié : www.ycm.org/mcw2019

Les yachts sélectionnés recevront une invitation officielle, qui leur accordera la gratuité du port pour toute la durée de l’évènement. Les propriétaires et leurs équipages seront également invités à participer à toutes les activités à terre sur les quai et au Yacht Club de Monaco.

Une liste d’hôtels partenaires, résidences et appartements sera publiée prochainement.

 

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Le Yachting de tradition en vogue

 

La 13e édition de la Monaco Classic Week – La Belle Classe, l’un des plus importants rendez-vous de voile classique, vient de se terminer au terme d’une semaine intense, dans une ambiance « année folle ». Le temps n’a aucune prise sur cette biennale unique au monde qui a réuni près de 150 unités, voiliers de tradition, motor-yachts d’époque et canots automobiles anciens pour mettre à l’honneur notre patrimoine maritime naviguant. Créé en 1994, ce rendez-vous a non seulement conservé toute sa fraicheur mais également l’esprit des premiers meetings de canots automobiles de 1904, quand la principauté réunissait les industriels du monde entier pour assister aux épreuves nautiques.

 

Une semaine dédiée à « l’Art de Vivre la Mer », alternant épreuves nautiques, inspections techniques, concours culinaire, artistique et d’élégance. « C’est le genre d’évènement qui repositionne Monaco telle que la ville a été conçue : autour du port » note Bernard d’Alessandri, Secrétaire Général du Yacht Club de Monaco « Monaco est une destination du yachting qu’il soit moderne ou de tradition. »

 

Parmi les temps forts, la célébration des 90 ans de CreoleXarifa et Trinakria qui ont fait une entrée très remarquée samedi dans le port d’Hercule sous les coups de canon et au son des cornemuses, sans oublier l’hommage rendu à Carlo Riva, le génial concepteur des célèbres bateaux en acajou particulièrement prisés par la jet set dès les années 50.

 

 

Viola décroche le Trophée Monaco Classic Week 2017

Le grand vainqueur de cette édition est le cotre aurique Viola, magnifique voilier de 1908 considéré comme monument historique puisqu’il est inscrit au patrimoine maritime. Kostia Belkin du Y.C.M., ravi de cette récompense a ainsi résumé l’histoire de son bateau en deux mots : amour et expertise : « nous savons, en tant que skipper, que les bateaux qui reçoivent de l’amour restent éternellement beaux. Je pense également à l’expertise qui est essentielle dans la conservation de ce patrimoine maritime. Sans les équipes des charpentiers de marine, Viola ne serait pas aussi belle. ».

Rappelons que ce prix est attribué au bateau qui combine le meilleur classement du Prix « La Belle Classe Restauration », remporté par The Blue Peter et du Concours d’élégance qui a récompensé Elena of London réplique de la goélette Elena de Nat Herreshoff, lancée en 1911.

 

Le jury, présidé par Sir Robin Knox-Johnston a eu beaucoup à faire tant la qualité du plateau était relevé. « Ce n’est vraiment pas chose aisée de départager de tels concurrents. Et nous sommes très admiratifs et reconnaissants pour l’implication de ces propriétaires très attachés à faire perdurer leur unité à travers le temps. C’est important de les mettre à l’honneur et de les encourager. En ce sens, cet évènement est réellement unique en son genre » a commenté celui qui a été le premier homme à avoir accompli un tour du monde en solitaire et sans escale.

 

 

Concours des chefs : un rendez-vous qui ne manque pas de sel

Toujours très attendu, le concours des chefs, présidé par Jacques Maximin, entouré de Christian Plumail (Y.C.M.), Christian Garcia (Palais princier), Philippe Johannes (Fairmont) et Eva Casanova (Moet Hennessy) a consacré la goélette à trois mats de 50 m Trinakria.

 

90 ans et éternellement jeune

Considérée comme le chef-d’œuvre de Charles Nicholson, Creole était l’attraction de la semaine. Le Yacht Club de Monaco a tenu à mettre à l’honneur cette goélette à trois-mâts qui souffle cette année ses 90 bougies. Escortée de Trinakria (50 mètres) et le ketch Xarifa, tous deux également lancés en 1927, Creole a majestueusement regagnée sa place dans la YCM Marina, laissant derrière-elle, une trainée de canots automobiles tels que des Riva, des Chris Craft et des Hacker Craft, venus eux-aussi, saluer ce Big Boat de 58.22 m. dont les lignes racées n’ont rien à envier aux modèles les plus modernes.

« Cette entrée dans le port avec tous ces armateurs, ces marins venus saluer le bateau… c’était vraiment un moment magnifique. » a déclaré son armatrice Alegra Gucci, très émue de se voir ovationnée lors de la remise des prix.

 

 

Un hommage vibrant

Disparu en avril dernier à l’âge de 95 ans, Carlo Riva a bouleversé le monde du yachting en concevant des bateaux particulièrement prisés par la jet set des années 50 et 60. Brigitte Bardot, Sofia Loren, Elizabeth Taylor ou Richard Burton pour ne citer qu’eux, désiraient posséder une de ces célèbres coques en acajou. Une carrière qui valait bien à hommage rendu par l’ensemble de la famille Riva, réunie au beau milieu de la YCM Marina autour d’une bâche sur laquelle était sobrement écrit « Grazie Carlo ». Un lâcher de ballons turquoises – une couleur qui est non sans rappeler la célèbre marque, symbole du design « made in italy » – a conclu cette petite cérémonie à laquelle Lia Riva, fils de l’Ingegnere, a souhaité assister sur le légendaire Lipicar ayant appartenu à son père« Cet hommage m’a beaucoup touché et je remercie tous ceux qui y ont pris part. »

 

 

 

Compétitifs jusqu’au bout

En marge des différents concours, les 68 voiliers de tradition, les quatre 15 M JI et la vingtaine de Dinghies 12’ se sont livrés à de belles joutes nautiques offrant un joli spectacle visible depuis la côte.

  • En 15 M JIMariska, barré par Benjamin Redreau n’a laissé aucune chance à ses trois autres comparses remportant 3 des 6 manches courues. Pour Christian Niels, son armateur « la Monaco Classic Week est l’une des régates les plus belles qui existent. Nous reviendrons aussi longtemps que les 15 M JI navigueront.»  The Lady Ann et Hispania complètent le podium devant Tuiga barré par Beppe Zaoli associé à Olivier Campana.

Déjà vainqueur aux Baléares, avec ce doublé, Mariska (1908) prend une sérieuse avance pour la conquête du 15 Meter Class Association Annual Trophy avant la dernière étape du circuit organisée à Saint-Tropez.

 

  • La classe des voiliers d’époque à gréement aurique réunit les bateaux les plus anciens, qui forcent le respect envers leur constructeur et leurs armateurs actuels, qui continuent à les faire naviguer, au prix de restaurations méticuleuses. Marc Audineau sur Olympian, truste la première place sur 15 concurrents devant Bruno Troublé sur Chips, qui naviguait ici aux côtés de John Marshall, véritable figure de la Coupe de l’America. Kelpie de Philip Martinson monte sur la 3e place.

 

 

  • Cambria, de Chris Barkham, unique représentant de la Classe des 23 Mètre de Jauge Internationale qui navigue encore, monte sur la première marche du podium chez les Big Boats devant deux unités battant pavillon du Yacht Club de Monaco : le cotre Moonbeam IV(1914) et Elena of London.

 

 

  • Même scénario dans la catégorie des époques Marconi avec la victoire de Brendan Mc Carty sur Rowdy déjà en tête le premier jour et qui a mené de bout en bout cette 13e Monaco Classic Week. Billoch Martin sur Cippino II et David Myatt sur Erica complètent le podium.

 

  • Epreuve régularité: Une quarantaine de canots automobiles, dont une dizaine de Riva (MBS, Ariston, Super, Barilani, Super Florida, Junior) mais aussi des Chris Craft et des Hacker Craft, étaient présents sur l’épreuve de régularité, qui consiste à effectuer un parcours en respectant une vitesse imposée. Celle-ci a été remporté par Why Not, un Riva Junior datant de 1967, suivi de Giolisan, un Riva Super. Le Chris Craft Aristote, venu de Saint Barthélémy, complète le podium.

 

TROPHÉE MONACO CLASSIC WEEK 2017 –  VIOLA

 

 PALMARÈS

 

 PRIX SPECIAUX

  • MEILLEUR MANŒUVRE //   CREOLE
  • ÉPREUVE DE RÉGULARITÉ //   WHY NOT
  • ÉPREUVE ÉLÉGANCE CANOT//   ALBATROS
  • ÉPREUVE ÉLÉGANCE //   ELENA
  • PRIX LA BELLE CLASSE RESTAURATION //   THE BLUE PETER

 

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Une journée d’une classe folle

 

Du vent, des régates, des équipages qui défilent fièrement en tenue d’époque devant un jury déjà conquis, un hommage à Carlo Riva et la célébration d’un triple anniversaire (90 ans de CreoleTrinakria et Xarifa), voici en substance l’essence-même de cette dernière journée de la Monaco Classic Week-La Belle Classe. Un programme chargé qui a répondu à toutes les promesses, de quoi ravir les visiteurs venus en nombre sur les quais, s’immerger dans l’ambiance des années folles.

 

Une élégance à toute épreuve

Comment ne pas tomber sous le charme d’une journée comme celle-ci où les curieux présents dans le Village officiel de la Monaco Classic Week n’ont eu de cesse de s’arrêter, bluffés par les tenues revêtues par certains participants. En effet, ce samedi était placé sous le signe de l’élégance, une des épreuves emblématiques de cette semaine monégasque. Des tenues chics, des robes fluides ornées pour certaines de paillettes, sequins et autres perles de verre comme dans les années trente… nombreux étaient les concurrents qui ont joué le jeu.

 

 

L’esprit charleston a ainsi envahi la YCM Marina le temps d’une parenthèse enchantée. Les équipages étaient d’humeur joyeuse, défilant voiles ferlées impeccablement et cuivres étincelants, devant le jury placé sur la jetée Lucciana. La philosophie du concours étant de noter la valeur esthétique du bateau mais également la tenue vestimentaire de l’équipage, le tout dans le plus pur respect de l’étiquette navale.

 

 

 

Rendez-vous demain dimanche dès 11h00 pour la remise des prix et connaitre le grand gagnant du Trophée Monaco Classic Week attribué au bateau qui combine le meilleur classement du prix « La Belle Classe Restauration » et du Concours d’élégance.

 

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